La critique d'Excessif
" La suite est un flot quasi-ininterrompu de séquences inspirées de Poséidon, Le Jour d'Après ou Le Pic de Dante et sublimées par des effets spéciaux ad hoc, avec ses sols mouvants, sa lave synthétique et ses pièges aquatiques. Si les multiples fuites en avion paraîtront un brin répétitives, il faut reconnaître à Roland Emmerich le don d'imposer suffisamment de situations cataclysmiques différentes pour ne pas lasser les amateurs de grand huit sismique. Assisté de Thomas Wander, Harald Kloser (également scénariste et producteur) perpétue la tradition des bandes originales illustratives et sans âme qui n'empêchera pas de trembler à chaque sursaut de cuivres. Les créateurs de 2012 ne nous épargneront ni le discours du Président américain (Danny Glover, en martyr Obamien), ni le sauvetage du chien, ni l'humour russe.
Heureusement, le cinéaste a l'occasion de poser les bonnes questions (déjà entrevues dans Deep Impact) et ne s'en prive pas, avec un discours plutôt cynique sur les rescapés qui ont acheté leur permis de survie. C'est un peu facile, mais il donne à Oliver Platt, nouveau commandant des rescapés, suffisamment de nuances dans sa caractérisation pour éviter trop de morale fétide. On assiste alors à un final dantesque, mêlant science-fiction et épisode biblique comme pour évoquer les théories concernant l'hypothétique fusion entre la science moderne et le mysticisme, si le 21 décembre 2012 venait à devenir réalité.
2012 est une oeuvre best-of des plus grands succès du genre catastrophe, parfaitement digérés par un auteur sans complexe. Il en retire une substance fascinante dans sa vision de l'Apocalypse selon les Saints Mayas et sans surprises dans sa mécanique scénaristique. "




